L’importance du marketing de soi pour les entrepreneurs

# ENTREPRENEURIAT| 9393 VUES

La petite histoire sur l’importance du « personal branding », surtout quand on est un entrepreneur…

UN JOUR

Je me souviens d’une personne qui m’avait été recommandée par un ami il y a quelques années, car elle rencontrait des difficultés à développer son business. Il (c’était un homme) avait créé son entreprise voilà six mois et les ventes étaient très très très loin de ses prévisions. Pourtant, il avait fait les choses logiquement (enfin presque) au commencement.

L’entrepreneuriat n’est pas une histoire d’âge : même s’il avait à peine trente ans, il était motivé et déterminé. Après des études réussies et des premières expériences professionnelles significatives au sein de grandes entreprises, il a rapidement compris qu’il s’était (un peu beaucoup) trompé sur la direction qu’il voulait donner à sa carrière. Pas de problème jusque-là — c’est même très courant. Il avait pris le temps de la réflexion.

Sa décision prise de devenir entrepreneur, il avait donc défini son produit, fait une étude de marché, établi sa cible clients, réalisé son business plan, fait des stages pour peaufiner ses compétences, etc.

UN ENTREPRENEUR…

Au bout d’une année, il crée sa société anonyme et met en place son « corporate branding ». Il avait choisi un nom logiquement orienté vers son secteur d’activité, mandaté une agence de communication pour réaliser l’identité visuelle de la structure et confié la réalisation de son magnifique site internet à une agence web.

Tout était parfait.

Une fois ses belles cartes de visite en main, il commence la prospection. Il s’attendait à ce que tout le monde lui ouvre les portes parce qu’il était beau, jeune et intelligent — et qu’il avait un produit avec une concurrence quasi inexistante.

Nada ! Rien ! Niente !

Je vous laisse imaginer son stress (toutes ses économies étaient investies dans ce projet) et sa déception. Un bon point pour lui : il a eu le réflexe de consulter un professionnel comme moi (les fleurs sont gratuites aujourd’hui lol).

…EN SUISSE

Après quinze minutes d’explications de sa part, je lui pose une seule question :

« Tu es qui, toi ? »

Il me regarde d’un air bizarre en se demandant s’il ne s’était pas trompé d’adresse. Bien évidemment, il n’a pas su répondre à ma simple demande.

Je lui ai donc expliqué qu’avant notre rendez-vous, je m’étais rendu sur internet pour chercher quelques informations sur lui. Je n’avais rien trouvé. Même pas un pseudo lien nulle part. Il n’était personne.

Le pauvre. Je me suis tu quelques minutes, le laissant tout seul dans son agonie psychologique, car il venait de réaliser qu’il avait presque tout prévu, sauf l’essentiel : développer son « personal branding » en ligne et surtout dans le réel. Son carnet d’adresses était vide et, en plus, aucune visibilité sur le web. Autant dire que c’était vraiment mal parti pour lui.

Mais Zorro est arrivé mdr.

Pendant six mois, j’ai été son mentor. Je lui ai prodigué mes conseils, fait profiter de mes compétences en termes de relations publiques (2.0) et surtout, je l’ai amené sur le terrain rencontrer du monde et lui ai montré l’art de réseauter dans les événements et en ligne.

Aujourd’hui, son entreprise est florissante et il a 10 collaborateurs qui travaillent avec lui.

LA MORALE DE L’HISTOIRE

Les gens n’achètent pas un produit. Ils achètent d’abord une personne. Avant de signer, ton futur client va te googler. Il va demander autour de lui. Il va vouloir savoir qui tu es. Et si la réponse est « personne »… il ira voir ailleurs, même si ton produit est meilleur.

En Suisse encore plus qu’ailleurs : ici, la confiance se construit dans le réel, par le réseau, la réputation, le bouche-à-oreille. Ton diplôme et ta plaquette ne suffiront jamais. Alors si tu te lances, retiens ces quelques principes que j’ai appliqués avec lui :

  • Sois trouvable. Quand on tape ton nom sur Google, il doit se passer quelque chose. Un profil professionnel à jour, des prises de parole, des traces de ton expertise.
  • Sors de ton bureau. Les événements, les associations professionnelles, les rencontres. Une poignée de main vaut mille emails. C’est sur le terrain que ton carnet d’adresses se remplit.
  • Raconte qui tu es, pas seulement ce que tu vends. Ton parcours, tes valeurs, tes convictions. C’est ça qui crée la connexion — et la confiance.
  • Donne avant de recevoir. Partage tes conseils, recommande les autres, rends service. Le réseau, c’est un compte en banque : tu ne peux retirer que si tu as déposé.

Vous avez compris la petite histoire sur l’importance du marketing de soi, surtout quand on est un entrepreneur ? J’espère sincèrement que oui ;-)


STAN raconte les entrepreneurs suisses — et les coulisses de leurs réussites. Si toi aussi tu as une histoire de déclic à partager, on veut l’écouter.

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